Ce qu'investir en soi rapporte vraiment

Beaucoup de femmes que j’accompagne ont mis du temps avant de se lancer dans un bilan de compétences, notamment parce qu’il est toujours très difficile de prendre la décision d’investir en soi.

Ce questionnement ne remet pas en cause la qualité du bilan de compétences en soi mais interroge le budget et la valeur que l’on s’accorde à soi-même. Il vaudrait mieux dire que beaucoup de femmes que j’accompagne ne sont pas certaines d’en valoir le coup

Et pourtant. Investir sur soi, en soi est très important. Depuis quelques années, j’octroie un budget annuel de 3000 euros que je consacre entièrement à MOI : des formations, des sessions coachings, ma thérapie, des loisirs… Alors, comment voir ce budget différemment ?

Ce qu

1. Pourquoi investir en soi n’est pas naturel ?

Il y a une vraie corrélation entre investissement en soi et l’estime que l’on se porte. En général, lorsque l’on hésite à investir sur soi, c’est que l’on a une faible estime de soi. On ne se pense pas assez important·e pour prendre du temps pour soi. Et encore moins pour y consacrer un budget ! 

Quand on n’a pas confiance en notre chance, on n’achète pas de ticket pour jouer au loto. Quand on ne croit pas au futur d’une relation, on n’investit pas de temps pour la développer. Les mêmes mécanismes s’appliquent en développement personnel : quand on manque de confiance en soi, il est difficile de voir les bénéfices que l’on pourrait retirer d’un investissement en soi. Tant qu’on n’est pas convaincu·e qu’on peut se rendre heureux·se, on va être réticent·e à investir dans des moyens de le faire. C’est vrai pour une reconversion, une formation pour gagner en compétences, une activité que l’on rêve de faire etc. 

Le manque de confiance en soi est plus répandu chez les femmes. Elles représentent une part importante de la population touchée par le syndrome de l’imposteur. Cela s’explique par des constructions sociales, un manque de modèles féminins et des inégalités hommes-femmes qui persistent. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à relire mon article “Syndrome de l’imposteur, pourquoi les femmes sont plus touchées ?”

Par manque de confiance en soi, l’élan naturel sera alors de s’adapter, de minimiser les problèmes et de supporter le mal-être plutôt que d’investir dans des moyens pour le faire disparaître.

2. Notre niveau d’épanouissement dépend de nous !

C’est là que j’aime rappeler que l’on est en grande partie responsable de son niveau d’épanouissement.

 

Les autres ne peuvent pas prendre la décision de quitter notre job à notre place, ce n’est pas à eux d’investir en nous, même s’ils peuvent nous aider à prendre conscience de notre valeur et nous inciter à initier le changement. 

 

Investir en soi c’est se donner les outils pour créer du changement, sortir du sentiment d’impuissance et agir sur son épanouissement. Des outils pour guérir ses traumas, mieux se connaître, prendre soin de sa santé mentale, etc.

 

Notre système a largement valorisé la valeur des compétences par rapport à notre niveau d’épanouissement. Résultat : on se retrouve sur-diplômé·e, avec un CV à rallonge et des compétences en veux-tu-en-voilà, mais malheureux·se. Nous nous outillons pour tracer notre route et “faire carrière” en contractant en un clin d’œil des prêts à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour obtenir des diplômes reconnus mais nous sommes dépourvu·e·s de moyens pour savoir ce que nous voulons dans la vie.

 

Imaginez juste une seconde le niveau de connaissance que vous auriez de vous-même si vous aviez investi en vous tout ce que vous avez investi dans vos études

et votre carrière !

Ce qu

3. Investir sur soi est en réalité très pragmatique

Cela peut paraître surprenant mais investir en soi c’est faire preuve de pragmatisme. Le coût d’une séance chez le psy ou d’une séance de coaching peut paraître élevé. C’est d’autant plus vrai dans la mesure où l’on n’a pas la sensation de consommer un produit qu’on peut accueillir chez soi et contempler pendant des heures.

 

Mais ces séances s’apparentent à un gain tout autre : elles génèrent de la confiance, permettent de briser des mécanismes auto-destructeurs et de créer le changement. Et ça, c’est rentable.  

 

En effet, ce que l’on gagne en développement personnel nous appartient. Personne ne peut nous le voler et il est rare de revenir en arrière. Sans les quelques milliers d’euros que j’ai investi en formations de coaching, en thérapie, en lectures et en accompagnements, je n’en serais probablement pas là aujourd’hui. Tout changement a un coût et je suis ravie d’avoir payé pour ça !

 

Investir sur soi c’est aussi agir sur l’intégralité des domaines de sa vie par effet ricochet. Car quand on change, les systèmes changent autour de soi : nos relations, notre niveau de tolérance au mal-être, nos exigences, nos objectifs.

 

Et vous, que pensez-vous du fait d’investir en soi ?