Guide de survie aux fêtes de fin d'année

Dans quelques jours vous allez être, comme moi, propulsé·e dans les traditionnels repas de famille des fêtes de fin d’année. Si on est tous·tes heureux·ses de se retrouver en famille, ces réunions sont souvent l’occasion de questions existentielles jetées à la volée entre le fromage et le dessert : « Et toi, t’en es où dans ta vie pro ? » « Quand est-ce que tu te maries ? » « Tu es toujours célibataire ? » 

Quelle que soit votre situation, je voudrais rappeler ici qu’elle ne définit en rien votre valeur ni qui vous êtes. C’est pourquoi j’ai préparé un petit guide de survie aux fêtes de Noël et à toutes ces questions que l’on nous pose et auxquelles nous n’avons pas forcément les réponses. On y va ?

guide de survie aux fêtes de fin d

Les questions d’avancement

Les retrouvailles annuelles avec nos oncles, nos tantes, nos cousin·e·s ou nos grands-parents sont souvent l’occasion de faire le point sur la vie des uns et des autres.

“Alors, t’en es où dans ton job ?”, “Quand est-ce que tu nous présentes ta moitié ?”, “Et le bébé, c’est pour bientôt ?”. D’apparences anodines et plutôt intéressées, ces questions nous demandent des comptes sur l’avancée de nos projets. Et ça marche autant pour les projets professionnels que personnels.

Mais pourquoi elles nous mettent mal à l’aise ces questions ? Tout simplement parce qu’elles supposent que la courbe de notre vie doit être exponentielle. Les gens attendent du progrès, des étapes claires, un projet défini dans le temps. Mais souvent, la vie n’est pas linéaire et on n’a pas les réponses à ces questions.

Lorsque l’on vous posera ces questions à Noël (ou à tout autre moment de votre vie), n’ayez pas peur de répondre franchement : de dire que vous n’en êtes nulle part et que pour l’instant cela vous va très bien, que vous vous posez des questions et que c’est une étape très enrichissante pour mieux vous connaître, que vous préférez être seul·e·s pour le moment ou que vous ne voulez pas ni vous marier ni faire d’enfant.

L’important est de ne pas être complexé·e·s par sa situation : c’est la vôtre et si elle vous convient, revendiquez-le !

Je vous invite aussi à relire cet article sur le droit à être perdu·e qui vous fera sans doute beaucoup de bien.

Les projections des autres

Lorsque vous exposez des doutes ou un projet, votre entourage peut aussi répondre par des phrases telles que “Moi je te verrais bien là-dedans”, “C’est pas risqué de faire ça ?” “Une reconversion à ton âge, tu es sûre ?”

Ces questions vous mettent le doute, et pour cause ! Elles vous font ressentir que les autres vous connaissent mieux, que vos proches savent mieux que vous ce qu’il est bon de faire. À travers ces questions, votre entourage projette ses propres peurs et sa propre vision des choses sur votre vie.

Ces phrases peuvent parfois être de bons conseils ou des choses que vous n’aviez pas prises en compte dans votre réflexion. Mais il faut savoir prendre de la distance et vous rappeler que vous êtes votre propre référentiel : ce qui fait peur à votre oncle n’est peut-être pas ce qui vous fait peur à vous. Les autres réagissent à vos actions, à vos projets en l’analysant à travers leur propre prisme. Ce prisme n’est pas le vôtre.

La bonne attitude à adopter dans ces cas-là est de tout simplement vous souvenir de ça : que vous êtes une personne à part entière, avec des peurs, une notion du risque, des valeurs et des rêves qui diffèrent de ceux de vos proches. Et de le dire !

la projection des autres

Les grandes divergences d’opinion

Ce n’est pas parce qu’on vient de la même famille qu’on a les mêmes idées. La coexistence de plusieurs générations peut parfois exacerber des tensions autour de valeurs qui ont évolué et dans lesquelles les nouvelles générations ne se reconnaissent pas (et inversement ! ). Je pense par exemple à une grand-mère un peu homophobe, un oncle qui ne sait pas ce qu’est être “digital nomad” etc. Comment se positionner dans ces cas-là ? 

Si les divergences créent autant de tensions c’est qu’elles véhiculent une forme de déception. Si vos idées divergent de celles de votre famille, vous ne rentrez pas dans les codes ni dans le schéma familial. Vous décevez votre entourage en n’adhérant pas à leurs valeurs. 

Face à ce genre de situation, on peut opter pour le pacifisme ou le militantisme. À vous de choisir la posture avec laquelle vous êtes à l’aise. Mais comme pour les sujets précédemment cités, ce que VOUS pensez est plus important.

Vous avez beau les aimer de tout votre cœur (ou pas), votre famille n’est pas là pour valider vos choix, vos idées, vos convictions. Elle n’est pas là pour VOUS valider. Vous êtes capables de faire vos propres choix et d’être la capitaine de votre vie. Vous pouvez relire ici mon article sur “comment se détacher du regard des autres.”

Dans un monde idéal, on arrêterait de chercher la validation des autres et surtout on accepterait que d’autres personnes n’entrent pas dans notre schéma. Cela permettrait de créer de vrais espaces d’échanges, où chacun se sentirait libre d’exprimer ses opinions, des idées, sans peur d’être jugé ou de décevoir. Cela générerait beaucoup plus de richesse à mon sens.

Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année et pendant les repas de famille, revendiquez-vous !

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