Étude de cas #6 - Comment j'ai créé mon job en tant que freelance dans le monde du podcast

Clémentine est aujourd’hui freelance dans l’industrie du podcast : elle aide les podcasteurs à développer leur notoriété et leur marque. Un job qu’elle a dû créer elle-même sans suivre de processus défini.

Regardons ensemble son parcours et relevons les outils de coaching que vous pouvez utiliser pour votre transition professionnelle !

Entre rêves et désillusions, bienvenue dans le monde du podcast

J’en étais à mon deuxième CDD dans une entreprise des GAFA quand j’ai décidé d’en partir pour de bon et trouver un CDI dans l’industrie du podcast. Je me suis rapidement heurtée à la réalité du milieu : les acteurs ont très peu de revenus et ne recherchent quasiment jamais de talents à embaucher en CDI.

Je suis allée à beaucoup d’événements et rencontres autour du podcast et certaines entreprises m’ont proposé de les rejoindre en tant que freelance. Mais à cette époque-là, travailler en freelance ne m’attirait pas, j’identifiais ce format de travail à une situation précaire, et j’étais décidée à trouver un poste en CDI.

À l’aide d’un coaching, j’ai pris conscience de ma légitimité et de ce que je pouvais apporter au monde du podcast

Pendant ce temps-là je continuais à m’épuiser dans mon job et à subir des conditions de travail difficiles. Mon job commençait à avoir un impact très négatif sur mon sentiment de légitimité, donc j’ai décidé de me faire accompagner par une coach pour travailler sur ma confiance en milieu professionnel.

Avec l’aide de la coach je me suis rendu compte que le job que j’avais ne correspondait ni à mes intérêts personnels ni à mes valeurs. J’ai alors entamé une réflexion de fond sur les différents métiers qui me plairaient. J’ai fait la liste des activités qui me faisaient vibrer, et de celles qui me faisaient perdre de l’énergie. À l’aide d’une évaluation globale de mes compétences j’ai compris que j’avais tous les atouts pour me positionner en tant qu’experte de la stratégie digitale dans le milieu du podcast, notamment grâce à mes expériences en gestion de projet, création de contenu, marketing stratégique et communication. Cette prise de conscience a largement gonflé mon sentiment de légitimité et j’ai compris que je pouvais apporter une vraie valeur au monde du podcast.

Pas de place pour moi dans l’industrie du podcast, vraiment ?

Tout le monde me répétait qu’il n’y avait “pas de place” sur le marché de l’emploi dans le milieu du podcast. En fait, il n’y avait effectivement pas de place en CDI, mais vu que plusieurs entreprises me demandaient de travailler pour elles en freelance, je me suis dit qu’il pouvait y avoir une place pour moi si je travaillais en indépendante.

Si c’était le seul moyen que j’avais pour accomplir ce rêve, j’étais prête à m’adapter aux circonstances du marché. À la fin de mon CDD j’ai eu la chance de pouvoir toucher le chômage, ce qui a levé les risques de précarité au début de mon activité de freelance.

Réconciliation avec le freelancing et goût à une nouvelle forme de liberté

Finalement, je me suis acclimatée assez rapidement au statut de freelance car il présente aussi des avantages : ça me laisse beaucoup de liberté et de temps pour faire des choses à côté.

J’ai donc pu lancer avec des amis notrePouvoir, une plateforme qui rassemble les citoyens qui souhaitent accélérer la transition écologique.

En revanche, c’est une liberté à double tranchant : si je n’ai pas de clients, je ne touche rien ! Donc il faut savoir bien gérer son emploi du temps.

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Créer sa propre expertise pour ne plus ressentir le syndrome de l’imposteur

Les 3 premiers mois de mon activité je me mettais régulièrement en position basse : je me “soumettais” aux conditions des clients car je plaçais mes clients sur un piédestal. J’avais du mal à donner mon RIB et à les relancer pour les paiements par exemple.

Ma coach m’a alors dit :

“Clémentine, maintenant tu dois t’affirmer, poser un cadre avec tes règles et les faire respecter”.

J’ai donc appliqué ce conseil et ça a de suite très bien fonctionné ! Aujourd’hui je ne ressens plus de sentiment d’illégitimité et je peux dire que j’ai vaincu mon syndrome de l’imposteur en créant ma propre expertise petit à petit.

Même si la situation n’est pas parfaite, et que j’ai des jours avec et des jours sans, je me sens aujourd’hui beaucoup plus en maîtrise. J’ai les rênes en main et je prends l’entière responsabilité de ma situation. Je me sens compétente dans mon job et j’ai trouvé un équilibre.

Mes conseils si vous êtes dans mon cas :

En période de transition de carrière, il faut utiliser le réseau à fond ! C’est ce qui m’a permis de trouver mes premiers clients et de trouver le “format” dans lequel je pouvais exercer le métier qui m’attirait. Même si on ne connaît personne dans le milieu, vous pouvez toujours trouver des soirées ouvertes dans lesquelles rencontrer des nouvelles personnes. Le but : leur poser des questions pour comprendre le secteur et les besoins des différents acteurs.

Parlez-en autour de vous le plus possible et profitez-en pour construire votre réseau professionnel : participez à des déjeuners, des événements, publiez sur Linkedin, etc.

Je recommande aussi un accompagnement individuel si vous vous sentez un peu perdue : ça va vous permettre d’extérioriser, de mettre des mots sur la situation et d’analyser ce qui ne va pas. Ça m’a aussi aidé à être beaucoup plus proactive et à m’engager plus vite dans cette nouvelle voie.

Voici certains podcasts qui m’ont aidé à mieux comprendre la réalité du quotidien d’une vie de freelance : “Tribu indé”, “Young, Wild & Freelance” “La cohorte”

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Que pouvons-nous retenir de l’histoire de Clémentine et que pouvez-vous utiliser si vous êtes dans son cas ?

  • Le pouvoir du réseau : s’il y a une chose à ne pas faire quand vous vous questionnez sur votre job, c’est le garder pour vous. C’est le fait d’en parler qui crée des opportunités et des nouvelles perspectives. N’ayez pas honte : beaucoup de femmes sont dans votre cas. Ne soyez pas gênée parce que vous ne savez pas encore exactement ce que voulez faire, c’est justement en en parlant que vous allez pouvoir extérioriser et formuler des idées claires.
  • L’importance de challenger ses croyances : Clémentine était confrontée à une croyance limitante qui était “être freelance, ce n’est pas pour moi”. Si vous êtes sous l’emprise de la même croyance, demandez-vous : “Qu’est-ce qui fait que ce n’est vraiment pas pour vous ?”, “Dans quelles conditions le freelancing pourrait être pour vous ?”, “Qu’est-ce que ce format de travail pourrait vous apporter finalement ?”
  • Pour gagner en légitimité dans un domaine particulier, rien de tel que de développer son expertise. Plutôt que de subir sans rien faire ce désagréable sentiment d’imposture, essayez de pratiquer le plus possible, que ce soit en commençant à vendre des prestations à votre réseau proche à prix préférentiels ou en transmettant votre savoir comme l’a fait Sophie, qui a réussi à combattre son syndrome de l’imposteur en devenant enseignante.
  • Poser vos limites : en tant que nouvelle entrante dans un milieu, vous pouvez avoir tendance à vous dévaloriser. Rappelez-vous que vous avez tout à fait le droit d’avoir vous aussi vos limites, telles que la deadline de paiement, un tarif horaire minimum et un champ d’acceptation des missions.

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