Combiner reconversion en hypnothérapie et maternité

Trouver sa voie n’est pas toujours qu’une histoire d’évidence. L’histoire de Marie-Eglantine nous rappelle que les grands changements s’opèrent parfois dans les petites choses, dans les rencontres qui sèment des graines dans notre cerveau et qui éclosent plus tard.

Entreprendre sa reconversion en hypnothérapeute en vivant sa première grossesse ? Marie-Eglantine l’a fait et elle nous montre combien tout est une histoire d’équilibre et de confiance en soi et en l’avenir qui nous attend.

Combiner reconversion en hypnothérapie et maternité

J’ai un parcours scolaire assez classique. Après mon Bac, je me dirige vers des études en lettres modernes. Puis un Master en littérature jeunesse. À cette époque, je suis rêveuse mais un peu perdue : je ne sais pas ce que je veux faire et ces interrogations deviennent une grosse source d’angoisse. Pour ne rien arranger, j’entends partout autour de moi que la voie que j’ai choisie est bouchée.

Petit à petit, je réussis à me sortir de cette impasse en relativisant. Je me dis « Commence, tu affineras tes choix plus tard. » Aujourd’hui, j’ai compris qu’à la différence de nos parents, on n’embrasse pas une carrière pour toute la vie.

Pour rester dans le domaine de la littérature qui me plaît tant, je passe en CAPES documentation et je débute ma carrière à l’Académie de Créteil. J’y passe 8 ans. Le métier de professeur documentaliste m’enrichit énormément. L’Académie a beaucoup d’enjeux quant à la culture et l’ouverture culturelle des jeunes et je mène beaucoup de projets avec les lycéens autour de ces sujets. Cela me passionne. En parallèle, j’ai des formations en interne avec un psy sur la relation d’aide. Empathique de nature et hypersensible, je recueille beaucoup de confidences d’élèves, des histoires lourdes que je ne sais pas comment gérer. Cette formation a été une vraie révélation ! Ces quelques jours ont semé une graine dans mon cerveau…

En 2019, je décide de tout plaquer.

En 2017, je quitte l’Académie de Créteil pour rejoindre celle de Metz. J’y reste deux ans mais le programme de ce lycée est plus axé sur l’élitisme et je ne me retrouve pas dans ces valeurs. Je fais face à une perte de sens très forte. Si forte que je me demande pourquoi je me lève. Ça a été un déclencheur. 

Je décide alors de tout plaquer – pas sans peur, bien évidemment. L’insécurité financière me fait peur. Alors, pour être sûre que mon projet de reconversion est viable, on fait les comptes avec mon conjoint. C’est lui qui subviendra à nos besoins pendant deux ans. Je me mets en disponibilité le 1er septembre 2019 avec l’envie de me former aux métiers de la relation d’aide.

Je sens que j’ai envie d’aider les gens, et leur permettre d’aller mieux, rapidement. L’hypnose m’a toujours fascinée et je sais qu’il existe des thérapies efficaces à travers cette méthode. Je me renseigne sur ces formes de thérapies et je trouve rapidement une formation. Je commence en octobre 2019 et pile à ce moment-là, je tombe enceinte.

étude cas marie-eglantine

Enceinte et en formation, je mène tout de front.

En mars 2020, le confinement arrive. La suite de ma formation se déroule en visio ce qui me permet de terminer ma grossesse sereinement et de manière très fluide. À la naissance de ma fille, je change le rythme pour tout mener de front : je m’occupe d’elle la semaine et le week-end je passe le relai à mon conjoint pour pouvoir travailler sur ma formation. 

Je vis ce nouveau rythme très sereinement. Je me sens à la fois pleinement épanouie en tant que maman et je trouve du sens dans ma nouvelle voie professionnelle.

Je n’ai pas trouvé difficile de gérer ma maternité et ma reconversion. L’hypnothérapie m’a permis d’accueillir mon appréhension de la grossesse et de l’accouchement dans un premier temps, puis de lâcher prise et de me faire confiance. C’est dans cet état d’esprit plus détendu que je sens que tout s’aligne parfaitement. En parallèle, l’hypnothérapie permet à ma fille de faire ses nuits rapidement. Grâce à ça, je n’accumule pas de fatigue et j’ai le temps de terminer mon mémoire !

Au bout d’un an, je suis certifiée hypnothérapeute. On décide à ce moment-là de concrétiser notre envie de quitter la Lorraine et nous partons pour la Dordogne. Pour moi, cela signifie la possibilité d’ouvrir mon cabinet et de lancer mon activité !

Je retrouve du sens et je préserve ma relation avec ma fille.

Nous arrivons en Dordogne en février 2021. Dès le mois de mars, je cherche un système de garde pour ma fille. Car mes seules plages horaires de travail sont les horaires de sieste de ma fille. Je fais une étude de marché et je me renseigne sur les cabinets d’hypnothérapie de la région et les spécialités proposées.

Ma maternité et mon expérience professionnelle auprès des jeunes me poussent à me spécialiser dans la périnatalité et les adolescents. Ce sont des périodes de la vie qui me fascinent où les personnes se retrouvent en situation de vulnérabilité et j’ai envie d’accompagner cette  cible au mieux. Avec mon étude de marché, je vois très vite qu’il y a de la place pour moi ! 

En mai, je démissionne de l’éducation nationale pour créer mon statut de micro-entrepreneur. Grâce à Pôle Emploi, j’obtiens des subventions pour me former et approfondir ma spécialisation. Depuis le mois de septembre, ma fille étant chez la nourrice, je peux me consacrer pleinement à mon activité : je crée mon site web, je lance mon compte Instagram et j’ouvre enfin mon cabinet.

Je suis très satisfaite du lancement de mon activité. La prochaine étape ? Booster la communication et créer une vraie synergie et des rencontres avec tous les professionnels autour de moi. Je travaille 4 jours et demi par semaine. Le vendredi, c’est notre journée mère/fille. J’ai trouvé  un vrai équilibre car cette journée sans travail me permet de voir grandir ma fille. Et ça c’est très important pour moi. Et je sais qu’il y a du sens dans ce que je fais. Je me sens à ma place !

étude de cas Marie Eglantine

Les 3 conseils de Marie-Eglantine à une femme qui voudrait se reconvertir.

  • S’écouter. Parce qu’on sait ce qui est bon pour nous, au fond de nous. Et ne pas se fier au regard ou au jugement des autres.
  • Rationaliser les choses. J’aime dire qu’on n’est pas au pays de Oui-Oui : il faut réfléchir, voir comment une reconversion peut faire sa place dans notre quotidien. Et savoir ce qu’on est prêt à laisser derrière soi ! 


Ne pas se limiter et se faire confiance
. Même en étant maman, rien ne doit être un frein à son épanouissement personnel et professionnel. Aujourd’hui, je me sens complètement accomplie !

Ce qu’on peut retenir du parcours de Marie-Eglantine, par Roxane Régnier, fondatrice de Misfit :

  • Allier reconversion et maternité est possible ! Le fait d’avoir des enfants est encore un grand frein à la reconversion chez les femmes. Mais si dans certains cas un projet de reconversion peut poser de réels défis organisationnels et financiers, dans la plupart des cas, les peurs de ne pas réussir à tout gérer sont exagérées.
  • Les personnes qui se reconvertissent dans l’accompagnement ont souvent des signes avant-coureurs : en effet, elles se mettent naturellement dans des postures d’écoute, et peuvent observer leur entourage se confier souvent à elles.

Comme Marie-Églantine, vous avez des doutes sur votre voie professionnelle ? Notre bilan de compétences non conventionnel vous accompagnera sur 3 mois afin de vous aider à planifier votre reconversion professionnelle ! C’est un accompagnement entièrement individuel et personnalisé, comprenant plus de 10h de face-à-face avec l’une de nos coachs certifiées et pris en charge par votre CPF.

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