Comment apprendre à gérer son stress au travail ?

Dans cet article nous allons parler d’un problème que nous avons toutes rencontré au cours de notre vie : le stress. Et cette question cruciale qui en découle : comment apprendre à gérer son stress ? 

On oppose souvent bon et mauvais stress. Je préfèrerais parler d’adrénaline et de stress chronique. Il me semble important de rappeler ici que l’adrénaline est l’hormone sécrétée par notre organisme et qui nous permet d’affronter une situation stressante ou excitante. Dès que le danger est passé, tous les symptômes s’estompent. Le stress chronique, lui, est plus insidieux et a des répercussions négatives sur notre corps.

Une étude de l’Institut de Médecine Environnementale (IME) réalisée par TNS Sofres en partenariat avec l’Institute of NeuroCognitivism (INC) montre qu’un actif sur trois voit son sommeil perturbé à cause de son travail. 30 % des personnes interrogées rapportent que leur santé se dégrade à cause du travail. 35 % des actifs se disent épuisés psychologiquement.

Ces chiffres sont assez effrayants lorsque l’on sait les conséquences que peut avoir le stress sur le long terme. Il est donc très important d’identifier les facteurs de stress et d’apprendre à mieux le gérer au quotidien.

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Outil #1 : Le stress que l’on se génère nous-même

Sommeil perturbé, boule au ventre, incapacité à prioriser les tâches, irritabilité… On reconnaît assez facilement les symptômes du stress chronique. Lorsque j’en parle autour de moi et même lors des sessions d’accompagnement, je me rends compte que le premier facteur de stress est soi. Une pression injustifiée que l’on s’inflige, des objectifs irréalistes que l’on se fixe. 

C’est justement ça le stress : une inadéquation entre nos objectifs et les ressources que l’on a à disposition pour y parvenir. Ces ressources peuvent être temporelles, intellectuelles, organisationnelles, financières…

D’expérience, il suffit de parler à son entourage de cette situation à laquelle on est confronté ; souvent, nos proches nous aident à revenir à un référentiel plus réaliste et à réajuster nos objectifs en fonction des ressources que l’on a à notre disposition. N’oubliez pas que les meilleurs objectifs sont les objectifs SMART : Spécifiques, Mesurables, Acceptés, Réalistes et Temporellement définis. 

Si malgré des objectifs personnels plus réalistes vous avez encore du mal à évacuer le stress, vous pouvez utiliser la matrice d’Eisenhower qui vous aidera à éliminer des taches qui vous surchargent. Elle permet de classer et de prioriser ses tâches afin d’organiser efficacement sa semaine et ses temps de travail.

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Outil #2 : Quand le stress nous est transmis par quelqu’un d’autre

Il se peut aussi que le stress soit causé par une source externe. Un.e N+1 ou des collègues désorganisé.e.s, pressurisant.e.s. 

Lorsque j’étais responsable marketing, je me souviens que ma hiérarchie ne me donnait jamais d’objectifs clairs. C’est une de mes amies qui m’a aidée à identifier ce problème que je n’avais pas su voir. Le manque de perspectives précises et mesurables générait chez moi un très grand stress puisque, faute d’avoir des instructions claires, je ne pouvais me retrouver qu’en situation d’échec. 
J’ai décidé d’en discuter avec ma hiérarchie pour désamorcer le conflit et me protéger du stress qui commençait à me ronger.

Même si l’environnement ne semble pas être le plus indiqué pour initier un dialogue, il faut pourtant renouer une communication verbale. Il faut pouvoir dire à son N+1 ou son/sa collègue que le manque d’objectifs clairs et mesurables, la désorganisation, la charge de travail impulsée ou autre génère chez nous un stress et que cela nuit à notre efficacité. Il faut pour cela :

  •  Identifier d’où vient le problème, suite à quel événement ou situation le stress se crée.
  •  Proposer de régler le conflit en discutant ; il s’agit souvent de malentendus.
  •  Apporter des solutions. 
  • Rester factuelle, dans le concret. Que ce soit avec la hiérarchie ou des collègues, inutile de rentrer dans des postures qui reposent sur l’affect. 

Si la situation ne se règle pas, il est possible d’avoir recours à votre service RH qui peut servir d’intermédiaire pour régler le conflit de manière objective.

Outil #3 : Désacraliser son travail et prendre du recul

Tout d’abord, il faut retrouver un équilibre vie professionnelle / vie personnelle qui permettra de replacer les choses dans leur juste perspective. S’astreindre à une activité physique qui permet de canaliser les énergies négatives. Certains vont courir à la pause déjeuner, d’autres préfèrent le yoga, la danse, la couture, la lecture, la méditation ou la cohérence cardiaque. L’important est de changer de focus, de penser à autre chose. Les activités extra-professionnelles sont aussi d’excellents boosters de créativité… Foncez !

Prendre du recul c’est aussi accorder la juste place à son travail. Lorsque je travaillais dans le marketing en cosmétiques, on pouvait parfois passer des heures à s’interroger sur la couleur parfaite d’un rouge à lèvres. Dans notre référentiel, c’était une question cruciale. Sur une échelle plus générale, cela devenait déjà plus anecdotique, voire absurde. Quand on change de référentiel, on parvient déjà un peu mieux à prendre du recul sur ce que nous faisons et à réduire considérablement le stress. 

Pour me forcer à toujours prendre du recul, j’utilise un objet qui m’accompagne au quotidien pour me le rappeler. Je me suis donc acheté cette tasse :

Comment apprendre à gérer son stress au travail ?

Je bois mon café dans cette tasse de la NASA tous les jours pour me rappeler que si cette phrase “Failure is not an option” (L’échec n’est pas envisageable) est vraie pour le secteur aérospatial, c’est parce qu’ils envoient des hommes dans l’espace. Or avec Misfit, nous travaillons sur un sujet qui peut difficilement mettre en péril la vie de nos bénéficiaires ou collaborateurs !

Dès que je la vois, je me rappelle alors que je peux m’autoriser à relativiser. Un vrai remède contre le stress !