Vous vous sentez perdu·e et vous le vivez mal. Un jour vous ressentez de la honte, un autre jour c’est de la culpabilité et le lendemain ce sera un sentiment d’échec.
Et comme si ça ne suffisait pas, ces émotions désagréables se rajoutent au sentiment d’être perdu·e, créant des boucles infernales de procrastination, d’autosabotage et de dévalorisation.
Alors, comment mieux vivre ces périodes qui sont malheureusement inévitables dans nos vies pleines de rebondissements ?
Pourquoi est-ce si mal vu d'être perdu·e ?
Dès notre plus jeune âge, on nous demande ce qu’on voudrait faire comme métier. Or, très peu de personnes sont capables d’identifier à l’adolescence quel métier leur correspond le plus. Je dirais même que c’est une infime minorité.
Cette phase d’orientation a d’ailleurs pu correspondre à un moment particulièrement traumatique pour vous : il fallait faire des choix et remplir le logiciel Admission Post Bac dans un climat pressurisant où les parents étaient souvent aussi stressés que vous.
Cette pression que vous avez vécue découle directement du caractère très performatif de notre société. Lorsque l’on considère sa vie professionnelle, la courbe doit être ascendante. Un choix unique qui conduit à plus de stabilité, plus de responsabilités, plus d’argent. Car oui, il faut aussi bien gagner sa vie. Cette pression de la performance est aussi valable dans le domaine amoureux : un·e partenaire, un mariage, une maison, des enfants.
Si on n’est incapable de faire un choix, c’est qu’on a un problème et qu’on est “instable”. L’errance est vue comme une incapacité à trouver sa voie – la bonne, celle qui nous est prédestinée. On se sent alors coupable, on a honte de ne pas savoir où on veut aller et on se retrouve dans un système d’échec.
Errance ou remise en question ?
En tant qu’êtres humains, nous sommes en constante évolution. Nos envies, nos goûts, nos besoins et même nos personnalités ne sont pas figés et changent au cours de notre vie. Je crois fermement que nous ne sommes pas voués à embrasser une carrière pour la vie mais à changer de métier régulièrement.
S’interroger est alors primordial : c’est la condition sine qua non pour maintenir un sens et un alignement entre notre personnalité et notre activité professionnelle.
C’est pourquoi traverser des épisodes où l’on est paumé·e·s, où on ne sait pas où aller, est un bon signe. Cela veut dire qu’on remet en question certains aspects de notre vie. Cela fait partie intégrante d’un processus de construction identitaire, de renouvellement.
Finalement, on peut voir la crise comme une aubaine : c’est au moins le signe que l’on ne se voile pas la face et qu’on ne va pas dans la mauvaise direction. C’est le début d’un processus de changement, qui va vers le positif.
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Errance = exploration
Peut-être que ce sentiment d’être perdu·e vient aussi du fait que vous vous sentez attiré·e par plusieurs voies ? C’est aussi un bon signe ! Cela veut dire que vous êtes en pleine exploration. Vous vous apprêtez à découvrir de nouvelles choses sur vous-mêmes et sur ce que vous recherchez.
Rassurez-vous, cette phase d’exploration ne dure pas éternellement. Car au bout de l’exploration se trouve souvent une prise de position. Une fois toutes les options explorées, vous vous sentirez tendre vers une voie.
En revanche, ce processus peut durer longtemps, et se répéter de nombreuses fois tout au long de votre vie, sur différents sujets (travail, couple, famille, lieu de vie, etc.). Donc autant se familiariser avec cette étape inévitable de ce processus naturel qu’est le changement !
Et si vous souhaitez traverser cette phase à l’aide d’un processus structuré tout en étant accompagné·e, le bilan de compétences reste l’outil incontournable sur le plan professionnel.