Le regard des autres : 3 conseils pour apprendre à s'en détacher

J’imagine que rien ne vous surprendra dans les phrases qui suivent :

  • J’aimerais quitter mon CDI mais que va penser ma famille ? Ils m’ont payé de belles études, ce serait les trahir …” 
  • J’aimerais démissionner demain mais que vont penser mes collègues ? Il vont sûrement me juger et penser que je suis une tire-au-flanc …” 
  • J’aimerais dire non à cette offre mais que vont penser mes amis ? J’ai de la chance d’avoir cette opportunité, la refuser serait une insulte à ceux qui n’y ont pas accès …

Ce type de croyances, nous en entendons chaque semaine dans nos accompagnements chez Misfit. Pourtant, dans la quête de la situation professionnelle idéale, attacher trop d’importance au regard des autres est un vrai frein. Apprendre à s’en détacher est une étape indispensable pour avancer et vous recentrer sur vous-même. 

Alors comment fait t-on pour atteindre ce stade où les remarques des autres ne nous atteignent plus ? 
 
Voici un petit aperçu de vraies solutions ! 

Peut-on réellement vivre de sa passion ?

Etape 1 : Acceptez qu’il est impossible de plaire à tout le monde

Je me souviendrai toujours du jour où un ancien collègue m’a pris entre quatre yeux et m’a dit cette phrase libératoire : 
Roxane, dans la vie, tout devient plus simple quand tu acceptes la règle des trois tiers : un tiers de ton entourage va adorer ce que tu fais, un tiers va le critiquer et un troisième s’en fichera complètement.

Sur le coup j’étais un peu surprise : il faudrait simplement accepter le fait qu’on ne va plaire qu’à ⅓ des personnes qu’on fréquente ? C’est-à-dire moins de la moitié ?!

Je me suis alors appliquée à me répéter cette phrase tous les jours et petit à petit je me suis sentie allégée d’un poids énorme. 

En effet, vouloir plaire aux autres et éviter la critique à tout prix nous pousse souvent à nous conformer, à mettre nos individualités ou nos convictions de côté et à moins oser, par peur d’être rejetée ou jugée. Cela peut aussi nous empêcher de lancer des projets ou de nous exprimer, nous privant ainsi d’ambitions ou d’échanges qui apporteraient de la valeur à notre existence.

Je vous invite alors à utiliser cette loi des trois tiers pour tous les aspects de votre vie, que ce soit la manière dont vous vous habillez, qui vous épousez et évidemment la vie professionnelle que vous choisissez. Pour ma part, cette loi m’a sauvé la vie ! 

giulia-bertelli-dvXGnwnYweM-unsplash

Etape 2 : Posez un regard bienveillant sur vous-même

Notre peur du regard des autres vient souvent de notre tendance à être particulièrement dure avec nous-même. 

En effet, si on se blâme et se culpabilise pour tout et n’importe quoi, on automatise un schéma de pensées négatives qu’on projettera sur notre entourage. On aura alors tendance à penser automatiquement que les autres posent aussi un regard sévère sur nos faits et gestes et on tombera dans une logique de méfiance du regard extérieur. 

Commencez par poser un regard bienveillant sur vos faiblesses, petits défauts et échecs, vous rentrerez alors dans une dynamique positive de bienveillance envers vous-mêmes qui s’appliquera petit à petit au regard des autres.

Etape 3 : N’ayez pas honte d’être vulnérable

J’ai toujours voulu me montrer “puissante”, “sans faille” et “parfaite”. Le problème c’est que maintenir ces états n’est pas tenable sur le long terme. En effet, nous avons toutes des moments où nous traversons des moments difficiles et où nous ne pouvons pas nous montrer sous notre meilleur jour.  Le fait de ne pas “assumer” ces moments et de vouloir les cacher aux autres crée un sentiment d’insécurité face au regard des autres.

Or c’est bien le fait de dire quand on ne sait pas, mettre en avant le fait qu’on n’est pas pas parfaite et qu’on fait des erreurs, qui aide à se détacher de ce que les autres pourraient en penser. Exprimer sa vulnérabilité permet aussi de créer du lien avec les autres et de susciter de l’empathie. 

Dans les faits, ça se traduit par dire directement quand on ne se sent pas capable de faire une tâche ou qu’un travail ne pourra pas être fait parfaitement pour faute de temps par exemple.